Les Amis du Musée de la Pêche

16 août 2016

Filets bleus: Après l'effort, le réconfort

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Les Amis du Marche avec et du Musée de la pêche, à bord du bateau de Concarneau.

 

Le Village de la mer de la 111ème édition du Festival des Filets bleus fermé officiellement, hier, à 19 h, les Amis du Musée de la pêche (AAMP) se sont retrouvés à bord du Marche avec, le vieux gréement de Concarneau, amarré ce jour-là au ponton de l'arrière-port, pour un apéro bien mérité et magiquement ensoleillé. Les deux associations d'Amis se sont rapprochées cette saison. Ce qui a permis aux AAMP de financer le grand pavois du navire. A l'occasion de la fête concarnoise, durant deux demi-journées, les bénévoles du Musée de la pêche ont tenu un stand, sur lequel les festivaliers ont pu découvrir d'anciens objets et cartes maritimes (collection privée de Michel Quentel). Ainsi que les diaporamas instructifs de Jean-Michel Robert, ancien commandant de la Marchande. Les ambitions des Amis du Musée de la pêche: promotion du Musée de la rue Vauban en Ville close, sérieux, expertise et aussi (et surtout) grande convivialité.

 

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Bernard (au centre), adhérent au Musée de la pêche et Marin, le "petit mousse" du Marche avec.

 

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Marin, le petit mousse du Marche avec; Pascal, vice-président du Marche avec et Marine Delpy, administratrice des AAMP.

 

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Aïcha Badou (membre du bureau des AAMP), la secrétaire Sophie Calvez et la présidente Isabelle Calvez.

 

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A la bonne vôtre!....

 

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Une merveilleuse convivialité entre les Amis du Musée de la pêche, du Marche avec et du Corentin.

 

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Le grand pavois du Marche avec financé, cet été, par les Amis du Musée de la pêche. Un beau partenariat...

 

(photos Marine Delpy)

 

 


14 août 2016

Les Amis du Musée de la pêche aux Filets bleus 2016

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Comme l'an passé, les Amis du Musée de la pêche affichent leur présence et leur dynamisme sous le Village de la mer de la 111ème édition du Festival des Filets bleus. Ils ont fait l'ouverture de l'événement, vendredi matin. Et feront la fermeture, lundi 15 août 2016, de 12 h à 19 h. Le Musée de la pêche ne pouvant sortir des objets de ses murs, les administrateurs de l'association ont décidé de présenter des collections personnelles (sextant, poulies, cordages, livret maritime...) permettant ainsi à leur stand d'être attractif pour les visiteurs. Au programme également, une animation destinée aux enfants. Il s'agit d'écrire son prénom en utilisant les codes des pavillons de navigation. Un langage secret qui a beaucoup plu, vendredi et qui plaira à nouveau, lors de la deuxième et dernière permanence du lundi 15 août. Un grand remerciement à Jean-Michel Robert, réalisateur de plusieurs diaporamas, sur la pêche au thon notamment.

 

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Notre administratrice Marine Delpy paie de sa personne pour accrocher les pavillons de navigation qu'elle a conçus elle-même.

 

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Les objets maritimes prêtés par notre administrateur Michel Quentel.

 

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Le livret maritime de Jean Quentel qui fut, jusque dans les années 80, patron pêcheur à Concarneau.

 

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Pascal, administrateur des AAMP, vice-président de l'association Marche avec (vieux gréement de Concarneau) et Jacques Maigret, administrateur des AAMP, ancien conservateur de musées. Ils sont prêts à renseigner les visiteurs du Village de la mer des Filets bleus.

 

 

08 août 2016

Les Amis du Musée de la pêche aux Filets bleus

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En août 2015, les Amis du Musée de la pêche avaient largement contribué à l'animation du Village de la mer des Filets bleus.

 

Comme l'an passé, en alternance avec le Musée de la pêche et le service du patrimoine de Concarneau, les Amis du Musée tiendront un stand au Village de la mer du Festival des Filets bleus qui s'ouvre le vendredi 12 août 2016. L'occasion de faire la promotion de la structure de la rue Vauban, en Ville-close et des actions-animations menées tout au long de l'année. Les Amis seront présents le vendredi, de 10 h à 14 h et le lundi 15 août, de 12 h à 19 h. Au programme, création et coloriage de fanions en papier (familles), diffusion de diaporamas montés par Jean-Michel Robert (commandant de marine à la retraite, archiviste et ancien administrateur du Musée de la pêche), présentation d'objets maritimes anciens, rencontres et surtout convivialité... Venez nombreux!

 

23 juillet 2016

LES ECRIVAINS DU FESTIVAL DU POLAR VISITENT L'HEMERICA

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Michel Quentel (à gauche), en maître de cérémonie. 

 

C'est une première!... L'association Le Chien jaune, organisatrice du Festival du Polar de Concarneau du 22 au 24 juillet 2016 et les Amis du Musée de la pêche ont décidé de collaborer ensemble, cette année. En jeu : une visite guidée de l'Hémérica (le chalutier emblématique du musée) offerte aux auteurs de romans policiers. Samedi matin, durant une heure, sept d'entre eux ont joué le jeu et découvert les cales, la salle des machines, le réfectoire et la passerelle du bateau amarré au ponton de la Ville-close. En maître de cérémonie, Michel Quentel, administrateur des AAMP et ancien marin pêcheur. Entre anecdotes et informations circonstanciées sur le travail et la vie quotidienne à bord d'un navire de pêche, les écrivains venus des quatre coins de l'Hexagone auront suffisamment de matière pour la rédaction de leurs prochains romans. Dans l'univers confiné de l'Hémérica, certains ont presque eu peur. Bouuuuh! Cette première collaboration avec le Chien jaune devrait en appeler bien d'autres. Une manière de promouvoir le musée et la vie culturelle de la Ville bleue.

 

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L'étrave du chalutier. 

 

 

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Sur la passerelle.

 

 

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Vue sur l'arrière-port de Concarneau et sur la criée.

 

 

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Sur la passerelle de l'Hémérica.

 

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La passerelle est l'espace priviliégié du "singe" (le patron pêcheur). 

 

 

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Sur le pont de l'Hémérica, un espace qui pouvait être très dangereux pour l'équipage en pêche.

 

(photos Rosa Quentel et Jacques Maigret)

 

 

20 juin 2016

Les grands pavois: Ce qu'ils veulent dire

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Pavillons du code international

Les Amis du Musée de la pêche vont financer une partie du grand pavois que souhaite acquérir son nouveau partenaire, l'association du Marche Avec. Décoration de fête, il ne s'arbore qu'à l'arrêt et est composé de tous les pavillons du code international. Le Marche avec est un cotre sardinier construit, en 1991, par une équipe de passionnés de vieux gréements. Le bateau de Concarneau participera aux grands rassemblements de Brest et Douarnenez 2016 et aux Vieilles coques de la Ville bleue, notamment. 

 

Au 17ème siècle, un officier de la Marine du Roi s'est appliqué à obtenir une distribution harmonieuse des couleurs et des formes des pavillons. L'Amirauté française a admis cette façon de faire et depuis l'ordre est le suivant en partant de la proue :

De la proue à la poupe en passant par la tête du ou des mâts est le suivant :

A, B, 2, U, J, 1, K, E, 3, G, H, 6 , I, V, 5, F, L, 4, D, M, 7, P, O, (IIIS), R, N, (IS), S, T, zéro, C, X, 9, W, Q, 8, Z, Y, (IIS) , se répétant autant de fois que nécessaire pour couvrir les distances séparant l’étrave de la tête du 1er mât, de la tête du 1er mât à la tête du 2ème mât et de la tête du 2ème mât à la poupe, si le bateau est à mâts multiples.

IS, IIS et IIIS sont les pavillons de substitution appelés « substituts » (1st, 2nd et 3rd dans la planche ci-dessous).

Arboré en France de 8 heures du matin jusqu’à l’heure du coucher du Soleil (limité à 20 heures si celui-ci se couche après cette heure), à l’occasion de la Fête Nationale, de la fête de Jeanne d’Arc et du 11 novembre, ou en de grandes occasions (visite de très hautes personnalités étrangères – chefs d’état, rois ou reines, par exemple).

 

 


24 mai 2016

Nuit européenne: 620 visiteurs au Musée de la pêche

Un peu moins que l'année dernière, mais la concurrence était forte samedi soir (21 mai 2016) : concert au cac de Concarneau, Musée de Pont-Aven, Marinarium, finale de la coupe de France de foot à la TV, pénurie d'essence. En tout cas, les Amis du musée de la pêche ont accompagné le mieux possible -au coeur et dans l'arrière-cuisine du musée-, une soirée jazz d'une grande convivialité qui a fait swinguer plus de 600 personnes. Un grand merci à nos partenaires financiers d'un soir : l'Interprofession du port de Concarneau et les commerçants de la Ville-close.

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Le groupe Dan ar Jazz entre les vitrines et les canots du Musée de la pêche.

 

 

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Amélie et Sacha, deux élèves de l'école de musique accompagnées pour l'occasion des musiciens de Dan ar Jazz.

 

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Le guitariste de Dan ar Jazz.

 

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Au total, sept administrateurs des AAMP étaient sur le pont, samedi soir, au Musée de Concarneau (ici, la secrétaire Sophie Calvez et un administrateur Michel Quentel, ancien marin pêcheur).

 

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Michel Quentel explique aux visiteurs d'une nuit la vie à bord du chalutier l'Hémérica, fleuron de la collection du musée.

 

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Le groupe Amarine Electric Jazz, tête d'affiche de la soirée.

13 mai 2016

Du Jazz à la Nuit des Musées

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Comme l'an passé, les Amis du Musée de la pêche, en partenariat avec le Musée, organisent une série de concerts de jazz, le samedi 21 mai, à partir de 18 h 30, à l'occasion de la 12ème édition de la Nuit Européenne des Musées. Au programme, des groupes locaux mais pas que. En tout cas, souvent connus des amateurs de jazz. Et toujours d'une grande qualité. La soirée sera belle, pétillante et swing. Venez nombreux nous retrouver!...

 

 

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04 mai 2016

L'océan vu de Paris

Compte-rendu d'une journée "conférences" avec les Clubs sup mer 

 

L’effet « papillon », la conscience que quelque intervention humaine sur l’environnement aura des conséquences sur l’ensemble de la planète, étant perçu par un nombre croissant de nos contemporains, toutes sortes de cercles de réflexion sur l’Océan se mettent en place actuellement à des centaines de kilomètres des côtes.

Ainsi, les étudiants, les  anciens élèves et les enseignants des grandes écoles françaises ont mis en place des groupes de réflexion et d’amitié « mer » qui totalisent plusieurs milliers d’adhérents.

Chaque groupe est connu pour ses activités propres mais ils se sont réunis en une fédération au fonctionnement souple, les CLUBS SUP MER* 

 

Sensibiliser et appréhender les enjeux

 

Les Clubs sup mer se sont donnés un double objectif :

 

-        sensibiliser les responsables publics et privés à l’importance de l’Océan pour la France (grâce à plus de 7 000 kilomètres de côtes en métropole et à ses territoires d’Outre-Mer, deuxième puissance maritime mondiale), à son rôle stratégique, à la multiplicité de  ses ressources et à l’interdépendance des cinq marines : militaire, marchande, de pêche, de plaisance et scientifique 

-        conduire à l’appréhension des enjeux maritimes nationaux en cohérence avec la problématique globale de l’Océan.

 

Ils reçoivent pour cela l’appui d’institutions publiques et privées (Secrétariat général à la mer, Marine nationale, Institut français de la mer …). C’est donc à Paris, dans le cadre prestigieux de l’Ecole Militaire que s'est déroulée, le 12 avril, cette journée "conférences" intitulée COP 21 et les océans … et après ? 

 

Le début de l’après-midi était consacré à l'environnement. Ensuite, des professionnels du monde maritime ont présenté les dernières avancées dans leurs industries. Il s’agissait bien d’industries puisque les intervenants représentaient surtout les métiers du transport maritime et des énergies offshore. Seul Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, a parlé (un peu) de pêche et (plus) de ressources halieutiques.

 

Interventions d'Isabelle Autissier et de Françoise Gaill

 


Au nombre des  temps forts, les présentations par deux femmes de caractère, Isabelle Autissier et Françoise Gaill, de l’étique qui a sous-tendu leurs parcours, et celle par Pierre Bahurel (un quadra polytechnicien et océanographe) de Mercator Ocean (www.mercator-ocean.fr/), synthèse en direct de l’état des océans par modélisation numérique, accessible en ligne par abonnement gratuit. Un service français chargé d’une mission européenne grâce au succès remporté à l'appel d'offre Copernicus.

 

Isabelle Autissier, ingénieur agronome spécialisée en halieutique (les Finistériens noteront qu’elle a commencé sa carrière de chercheur par des travaux sur les langoustines !), a été la  première femme à accomplir un tour du monde en solitaire en compétition en parallèle avec une carrière d’enseignante à l’école maritime et aquacole de La Rochelle. C’était en 1991 lors du BOC Challenge. S’en sont suivis près de dix ans de courses au large, en solitaire ou en équipage (dont un record  de New York à San Francisco par le Cap Horn). Si elle n’enseigne plus dans une école, ses talents de « passeur » l’ont maintenant rattrapée : écrivain de Marine, journaliste de radio, elle accumule les distinctions et les best sellers, elle est la présidente de WWF France

 

Lorsqu’elle était directeur de recherche au CNRS, Françoise Gaill s’est intéressée aux processus d’adaptation du vivant aux milieux extrêmes, en particulier aux environnements profonds. Elle a conçu avec son équipe des outils spécifiques qui leur ont permis d’étudier le rôle des facteurs environnementaux dans le développement des espèces abyssales, puis les processus intervenant dans l’établissement des symbioses et la mise en place de la biodiversité des dorsales océaniques. Elle a procédé à l’étude expérimentale in vivo et in situ des écosystèmes chimiosynthétiques, et a été la responsable de l’Institut écologie environnement.  Depuis qu’elle n’a plus à concourir avec la communauté internationale de la recherche, son rôle de conseiller scientifique de la plate-forme Ocean et Climat, lui a permis d’intervenir pour l’inscription de la problématique maritime dans la COP 21, et de sensibiliser un public de décideurs à ce que ce que la science peut apporter à la compréhension (et, espérons-le, à la résolution) des enjeux planétaires, sociaux et politiques.

 

Catherine Chabaud, déléguée à la mer

 

Nommée le 21 février par décret ministériel, Catherine Chabaud effectuait une de ses premières interventions comme déléguée à la mer et au littoral, à la tête d'une administration créée à la fin de 2014 au sein du Ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, sans pour autant que le Secrétariat général à la mer ait disparu de l'organigramme français.

 

La nouvelle déléguée a  pour feuille de route la coordination de l'action et l'évaluation des politiques relatives à la mer et au littoral, dont la Stratégie nationale pour la mer et le littoral, et la charge du secrétariat général du Conseil national de la mer et des littoraux. Encore une femme remarquable, puisque Catherine, journaliste de formation, a à son actif quatorze traversées de l'Atlantique dont quatre en solitaire, et deux tours du monde en solitaire et sans escale (Vendée Globe 1996 et 2000).

 

On a rêvé à l’évocation par Romain Troublé du prochain voyage de Tara[2]La goélette dessinée par Jean-Louis Etienne, et connue surtout pour ses recherches océanographiques en environnement arctique , mais les 70 scientifiques qui prendront place à son bord, au départ de Lorient le 28 mai, étudieront les conséquences du réchauffement climatique sur les récifs coralliens. http://oceans.taraexpeditions.org/m/environnement/ocean-climat-arctique/nouvelle-expedition-tara-pacific/

 

Francis Vallat, également président du Cluster maritime français, prenant la parole pour l’ONG Septième Continent, a fait frémir la salle évoquant la véritable « soupe plastique », morceaux d’emballages et nano particules, prise dans les gyres océaniques (Atlantique Nord et Sud, Pacifique Nord et Sud et océan indien). Septième Continent ( www.septiemecontinent.com) s’est donné la mission d’étudier les effets de cette décomposition sur le milieu marin

 

Heureusement, les armateurs ont assuré qu’ils sentaient une demande pour un transport par des navires moins polluants (demande qui pourrait déboucher un jour, qui sait ? sur un label transporté équitablement) … La documentation préalable et les débats sont consultables sur

http://www.clubsupmer.org/site/index.php/le-colloque-du-csm/la-cop-21-et-les-oceans-12-avril-2016/telechargements

 

Compte-rendu de la vice-présidente du Musée de la pêche, Anne Bolloré-Laborde, avril 2016

Centrale-métiers de la mer, Dauphine-Marine, ENA-Marine, ESCP-Marine, ESSEC-Marine, Les Gadzarts de la mer, Groupe X Mer, HEC-Marine, Normale sup-mer, Les Sciences po de la mer, SUPELEC-Marine, EM Lyon Maritime, ENSTA Maritime, ISG Mer. 




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25 mars 2016

Panneaux de chalut: Un procédé plus sécurisé abandonné

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Le Concarnois Yves Goalabré

En 1990, l'armateur concarnois Yves Goalabré avait expérimenté un procédé visant à sécuriser l'accrochage des panneaux de chalut au moment de la remontée du train de pêche. Son invention n'avait malheureusement pu déboucher sur un développement industriel.

Pour rappel, ces panneaux s'utilisent par paire et sont gréés sur les funes (câbles) du chalut, en amont de celui-ci. Glissant sur le fond, ces panneaux, par leur poids, contribuent à la stabilité du train de pêche. Ils sont disposés selon un angle tel que l'avancée du navire les fait diverger, ce qui maintient le chalut ouvert et rend possible la capture des poissons. A la remontée (le virage), il faut disjoindre les panneaux du train de pêche et les fixer sur les côtés du bateau, à l'arrière de celui-ci. Cette manœuvre est indispensable pour pouvoir embarquer le chalut et le vider de ses poissons sur le pont. Qu'ils soient en bois serti de métal ou totalement en métal, les panneaux constituent des masses d'autant plus dangereuses qu'elles sont en mouvement. Et le danger croit avec l'état de la mer. Avec de nombreux marins blessés ou décédés, c'est l'un des points les plus sensibles en matière de sécurité à la pêche.

 

Un brevet européen déposé en 1988

 

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Les panneaux de chalut

 

L'armateur avait déposé une demande de brevet européen en fin 1988. Son dispositif associait deux éléments métalliques. Le premier était un bloc femelle qui était fixé au portique du bateau, le second était un bloc mâle fixé au panneau de chalut. Les deux blocs étaient traversés par la fune du chalut. A la remontée, le second s'encastrait dans le premier où il était immobilisé par des machoires métalliques. Le panneau étant alors fixé, la fune pouvait reprendre son parcours pour amener le chalut à bord. L'intérêt de l'opération reposait sur le fait que la manœuvre était télécommandée depuis la passerelle. Ce système fonctionnait avec une petite centrale hydraulique de 3 ch. Malgré ses qualités fonctionnelles, il était très contraignant. Il aurait pu s'adapter à des navires de 40 ou 50 mètres, mais pas à des chalutiers de 24 mètres ou moins. Son développement industriel aurait impliqué une poursuite des études avec un constructeur. Peut-être aurait-il fallu revoir la conception des panneaux ? La permanence du danger a conduit les armateurs à rechercher des améliorations empiriques, notamment au niveau des treuils. Sur certains grands chalutiers construits ces quinze dernières années, on a disposé sur les deux côtés à l'arrière des logements où viennent s'immobiliser les panneaux.

 

Jacques LE MEUR

 

17 mars 2016

DES POISSONS ET.... DES NOMS

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Administrateur des Amis du Musée de la pêche, ancien responsable de l'aquarium du Musée océanographique de Monaco et ancien conservateur en chef du Musée des Arts et Métiers, Jacques Maigret interviendra régulièrement dans nos colonnes. Voici sa première chronique sur la dénomination scientifique des poissons.

 

Lorsque l’on parle «pêche», on pense «Poisson », mais qu’y a-t-il derrière ce terme très général ? Définition du Larousse encyclopédique : POISSON : « Vertébré aquatique à respiration branchiale, souvent recouvert d’écailles, munis d’un nombre variable de nageoires qui assurent son équilibre et  sa propulsion. Les poissons constituent une classe dans l’embranchement des Vertébrés »

Souvent on considère que tout «  ce qui se pêche est Poisson », c’est le cas en particulier pour ce qui est des  statistiques  et de la  gestion administrative, bien que partie soit constituée de  Mollusques Céphalopodes (Poulpes, Seiches et Calmars) ou de Crustacés (Crevettes, Crabes,  Langoustes et Homards). En fait, chacun, qu’il soit gestionnaire, pécheur professionnel ou plaisancier, scientifique, plongeur, touriste ou consommateur, va mettre derrière ce terme des concepts parfois fort différents  qu’il est intéressant d’analyser et de comprendre. 

 

D’abord un court rappel de quelques notions scientifiques, car ce terme général de «Poisson», s'il est pratique dans les discussions et dans la vie courante et si sa définition parait simple et compréhensible, ne veut plus rien dire pour le scientifique, après les études récentes de systématique et de génétique. A tel point qu’il devrait être banni du langage scientifique. Nous verrons cela dans une deuxième partie.

 

Pour comprendre et étudier la nature les scientifiques ont besoin de cataloguer et de classer les « organismes et objets » de la nature, qu’ils soient vivants ou non. Suite aux travaux de Karl von Linné une plante ou un animal, est désigné par une dénomination  binominale qualifiant le Genre et l’Espèce

 

L’espèce est définie par des caractères qui lui sont propres, mais surtout par le fait que les animaux appartenant à la même espèce peuvent se reproduire entre eux et donner des descendants viables et féconds. L’espèce s’écrit toujours avec une minuscule.

 

Plusieurs espèces peuvent appartenir au même Genre qui réunit des espèces ayant un certains nombre de caractères en commun. Des espèces appartenant au même ont des caractères voisins ; elles ne se reproduisent pas entre elles, souvent à cause de leur éloignement géographique. Le Genre s’écrit toujours avec une majuscule.

Plusieurs Genres sont réunis au sein d’une Famille. Le nom de la famille se termine toujours par « … idé »

Plusieurs familles sont réunies au sein d’un Ordre. Le nom de l’ordre se termine toujours par « …. iforme »

 

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L'étymologie des mots

 

Ainsi si je prends le Germon ou Thon blanc, il s’agit de l’espèce  « alalunga »

-Il appartient au Genre « Thunnus » qui outre le Thunnus alalunga comprend le Thunnus thynnus : le Thon rouge,  le Thunnus obesus : le Patudo ou Thon obèse, et le Thunnus albacares : l’Albacore ou Thon à nageoire  jaune.

Le Genre Thunnus  appartient à la famille des Thunnidés qui comprend les Genres

- Euthynnus   avec deux espèces : E. quadripunctatus   la Thonine

                                                                                            E. pelamis   le Listao, Bonite a ventre rayé

- Auxis  avec  une espèce :               Auxis rochei ou Auxis  thazard, le Bonitou

La famille des Thunnidés est regroupée au sein d’un Ordre les Scombriformes qui comprend plusieurs familles :

*Les Scombridés  avec des espèces bien connues :

-  Le Maquereau : Scomber scombrus et le maquereau espagnol Scomber japonicus

- la Bonite (Bonite au dos rayé ou Pélamide) : Sarda sarda

*Les  Istiophoridés : le Voilier Istiophorus platypterus, le Marlin et quelques autres espèces

*Les  Xiphiidés avec l’Espadon Xiphias gladius

 

C’est là une vision relativement simplifiée de la classification scientifique car certaines espèces ont été décrites par un spécialiste sous un nom et par un autre sous un autre nom,  c’et la raison pour laquelle le nom scientifique est accompagné du nom de celui qui la décrite pour la première fois avec la date de sa description  : le Thon rouge s’écrira Thunnus thynnus (Linné, 1758) mais la même espèce a pu être décrite par d’autres auteurs et mis en synonymie, c’est le cas par exemple  de l’Auxis appelé Auxis thazard (Lacepeède 1901) mais aussi Auxis bisus (Rafinesque, 1810) et Auxis rochei (Risso,1810)

 

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Des noms scientifiques pour éviter les erreurs

 

Cette nomenclature scientifique latine parait complexe et rebutante pour le profane, mais devant la diversité et la multiplication des noms vernaculaires attribués aux espèces dans différents pays, régions ou langues, le nom scientifique est la seule façon d’éviter de grosses erreurs d’attribution. Il permet aux scientifiques, comme aux professionnels de se comprendre d’un pays à l’autre et d’une langue à l’autre. A une époque de mondialisation il permet aussi au consommateur de savoir ce qu’il achète et lui permet d’éviter des confusions quelques fois grossières. Voici quelques exemples des ces confusions qui peuvent être de bonne fois mais aussi destinées à tromper le consommateur. L’étiquetage maintenant obligatoire devrait permettre à chacun de détecter les fraudes  et de savoir ce qu’il va manger.

 

Le Colin est une appellation courante chez le poissonnier mais même en France ce nom, attribué a deux espèces suivant le port de débarquement, était source de confusion : l’appellation Colin chez le poissonnier aurait du être réservé au Merlu :  Merluccius merluccius ; mais à Boulogne sur Mer, les chalutiers débarquaient sous le nom de Colin : le  Lieu noir : Pollachius virens  (appartenant à la famille des Gadidés comme son cousin le Lieu jaune, le Cabillaud et nombre d’autres poissons de la pêche industrielle). Bien sur la qualité et surtout le prix de ces deux poissons est fort différents. Aujourd’hui l’appellation Colin à tendance à disparaitre des étals des poissonniers au profit de celui de Merlu. En fait il existe dans le monde environs 11 espèces appartenant au genre Meluccius vivants dans toutes les mers à des profondeurs plus ou moins importantes et faisant l’objet d’une pêche commerciale et susceptibles d’être commercialisées sous forme de filets congelés. Attention à ce que vous achetez !

 

Autre exemple le Bar,  très apprécié en Bretagne est appelé Loup en Méditerranée, il s’agit de la même espèce : Dicentrarchus labrax ; Il existe une  autre espèce : le Bar tacheté Dicentrarchus punctatus,  péché sur les côtes sud du Golfe de Gascogne et au large du Maroc, vendu quelque fois sous l’appellation «Truite de mer». Sa coloration, tachetée le font ressembler à une truite, alors qu’il appartient à la famille des Serranidés (Mérous) possédant des épines. La Truite est de la famille des Salmonidés poissons sans épines. Vous pouvez aussi trouver congelé des « filets de Loup », il s’agit ni de bar ni de loup mais d’un poisson assez gros, vivant dans les mers froides, voisin des Blennies : L’Anarhichas lupus. Normalement vous devez trouver son nom sur l’emballage des filets congelés.

 

La famille des Gadidés, est l’une des plus importante car elle constitue une bonne partie des espèces débarquées et consommées chez nous : il s’agit du Cabillaud Gadus morhua ( le terme de Morue doit être réservé en français au poisson salé et séché, connue en Espagne sous l’appellation Bacalao) mais aussi du Merlan Merlangus merlangus, du Tacaud : Trispterus luscus,  de l’Eglefin ou Anon : Melanogrammus aeglefinus (appelé Haddock  lorsqu’il est fumé),  des Lieus : Lieu jaune  Pollachius pollachius et Lieu noir Pollachius virens dont nous avons déjà parlé,  de la Julienne ou Lingue : Molva molva, du Merlan bleu ou Poutassou : Micromesistius poutassou, autrefois rejeté car de petite taille il sert aujourd’hui de base à la fabrication  du surimi.

 

Recensement de tous les produits de la mer

 

En 1992-1993, la  Commission des Communautés Européenne, consciente de la nécessité de clarifier la situation au niveau du commerce international des produits de la pèche a réuni un groupe d’experts provenant de 9 pays  Européens ( j’ai eu l’honneur d’y représenter la France)  avec les techniciens de la CEC. Le résultat de ce travail a été publié : «Multilingual Illustrated Dictionary of Aquatic Animals ans Plants. 1993. Fishing News Books. Publications of  the European Communites. Luxembourg». Nous avons essayer, au cours d’un travail de plusieurs mois et de nombreuses réunions, de recenser tous les produits de la mer, du monde entier, commercialisés ou susceptibles de l’être en Europe et de définir, pour chaque espèce : son nom scientifique et ses appellations vernaculaires  dans les  9 langues utilisées dans l’Europe communautaire.

 

Jacques Maigret