Les Amis du Musée de la Pêche

06 octobre 2017

Port-Louis: Les Amis de la pêche visitent le Musée de la Compagnie des Indes

DSC_0403

 Les Amis du Musée de la pêche devant le citadelle de Port-Louis (56).

 

Cela faisait bien longtemps que l'association des Amis du Musée de la pêche de Concarneau souhaitait programmer la visite du Musée de la Compagnie des Indes. C'est chose faite, depuis le samedi 30 septembre 2017. Après la découverte de la rade de Lorient, à bord d'une navette de la Compagnie maritime du Pays de Lorient, les adhérents ont apprécié la magnifique déambulation dans le musée morbihannais, commentée par Claude Chrestien, féru d'histoire.

 

"Nous voulions une sortie à la fois maritime et culturelle", souligne la présidente des Amis du Musée de la pêche. "Je crois que cette journée a ravi tout le monde, d'autant que les conditions météo étaient optimales". Avant d'attaquer l'univers des Indes, les Finistériens ont navigué dans la rade et longé les rives de Lorient. Ils ont pu entrer dans une alvéole de la base sous-marine, pénétrer dans le port de plaisance, glisser le long de la base des fusiliers et commandos de la Marine nationale. Les dirigeants de l'association concarnoise prévoient, du reste, une visite du musée de ces militaires d'exception. Peut-être au printemps 2018.

 

 

DSC_0275

 Les amis montent à bord d'une navette pour découvrir la rade de Lorient.

 

 

DSC_0322

Un bon bol d'air.

 

Après un déjeuner rondement mené au restaurant La Grande plage, de Port-Louis (à recommander), les amis ont admiré la collection de la Compagnie des Indes et, plus particulièrement, l'exposition temporaire (jusqu'au 15 décembre 2017). Cette année, la filature a conduit le musée sur la piste d'un exceptionnel paravent de la fin du 17ème siècle, réalisé par des Chinois et représentant des Européens à la chasse, en Chine. "Il s'agit d'une prise majeure pour le musée car, seules, six autres oeuvres semblables sont connues de part le monde", assurent les conservateurs.

 

 

DSC_0374

Magnifique coupe d'un vaisseau.

 

DSC_0364

 L'équipement complet d'un samouraï.

 

Pratique: Musée de la Compagnie des Indes, Musée d'art et d'histoire de la Ville de Lorient, Citadelle de Port-Louis, tél. 02.97.82.19.13

 

 

Posté par AAMP à 18:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


29 septembre 2017

L'Armada de l'espoir à Concarneau

DSC_0250

Les dix voiliers de l'Armada de l'espoir sont arrivés à Concarneau, hier soir (le jeudi 28 septembre 2017)

 

Organisée par le Centre d'instruction naval (CIN) de Brest, la 8ème édition de l'Armada de l'espoir est arrivée, hier soir, à Concarneau (29). A bord des dix voiliers, une centaine de moussaillons, des mousses de l'école navale de Brest, des élèves des lycées professionnels du Guilvinec et de Paimpol, des jeunes de la Fondation des apprentis d'Auteuil. Objectif de l'événement : amariner les jeunes marins. Certains connaissent déjà très bien le milieu marin et veulent faire carrière dans la Royale; d'autres découvrent un univers exigeant, mais magnifique.

 

Visites des trois bateaux civils, ce week-end

 

Une partie de la flotte devait quitter Concarneau, ce matin, à 9 heures, pour rejoindre Brest, port d'attache: les goélettes Etoile et Belle-Poule, le Mutin, le Hosana, la Grande-Hermine, la Virginie-Hériot et l'Atout-Chance, navire de l'école des mousses. Seuls, restent ce week-end, les trois navires civils qui seront pour l'occasion ouverts au public: la Recouvrance, le Corentin, la Nébuleuse. 

 

 

 

 

 

 

18 septembre 2017

Les Naufrageurs: Un film des années 50 à redécouvrir

 

les_naufrageurs

Le film LES NAUFRAGEURS réalisé, en 1959, par Charles Brabant, d'après un roman de Gwenn Aël Bolloré -qui en était aussi le producteur et le scénariste-, sera diffusé sur la chaîne Ciné + Classique, demain, mardi 19 septembre, à 18 h 55; vendredi 22 septembre à 11 h 55 et mardi 26 septembre à 3 h 40.

 

Dans les rôles principaux: Henri Vidal, Charles Vanel et Renée Cosima (mère d'Anne Bolloré-Laborde, administratrice de l'association des amis du Musée de la pêche).


Le pitch du long-métrage de 92 minutes: En 1852, la famine sévit sur une île désolée, située dans le pays bigouden. Certains habitants exhaltés tiennent pour responsable la jeune Moïra (incarnée par l'actrice Renée Cosima), considérée comme une sorcière. Le vieux Marnez (Charles Vanel), chef de l'île, s'efforce de rétablir le calme.

 

Le film avait fait à l'époque plus de 550.000 entrées dans les salles obscures. Les critiques furent  bonnes. Pour l'historien Jean Tulard, Les Naufrageurs est un "film bien fait, qui ne manque pas d'authenticité grâce à de splendides décors naturels".  

 


"A titre de curiosité", souligne Anne Bolloré-Laborde, "ce sont le capitaine Raymond Javry, père de notre adhérente Roselyne et mon père Gwen Aël Bolloré qui ont drossé réellement un thonier sur les cailloux pour les besoins du film. C'est ce qu'on appelle la licence artistique". 

 

Posté par AAMP à 19:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Journées Européennes du Patrimoine: 2.500 visiteurs au Musée de la pêche

DSC_0165

 Michel, administrateur de l'association des amis a animé, samedi, plusieurs visites de l'Hémérica.

 

Au total, 2.500 visiteurs auront ouvert les portes du Musée de la pêche de Concarneau, ce week-end, lors des Journées Européennes du Patrimoine (JDP). Un formidable succès et, surtout, un record. Preuve, s'il en est, que le musée de la rue Vauban plaît et attire en masse les citoyens, soucieux du patrimoine maritime. Plusieurs administrateurs des Amis du musée étaient sur le pont, samedi, de 10 h à 18 h, pour faire la promotion de la structure et de l'association : Michel, Rosa, Sophie, Sylvie et Isabelle. Au programme: visites guidées du chalutier, échanges avec les visiteurs... Un joli moment convivial.

 

DSC_0160

 Michel et les visiteurs dans le carré d'équipage de l'Hémérica.

 

DSC_0168

Un petit public pour la conférence programmée par le Musée sur les écoles de pêche.

 

DSC_0172

 Notre secrétaire pose des questions aux jeunes visiteurs de l'Hémérica, ravis.

 

DSC_0174

 La convivialité est très importante pour les amis. Dégustation du gâteau de Rosa dans la cuisine secrète.

 

 

21 août 2017

Clap de fin du Village de la mer des Filets bleus 2017

DSC_0068

 Les animateurs du Village de la mer du Festival des Filets bleus 2017: le groupement des mareyeurs, les Amis du Musée de la pêche, le Marinarium, les conchyliculteurs, les représentants des patrons et marins pêcheurs.... Ambiance!

 

Les portes du Village de la mer du Festival des Filets bleus (29) se sont refermées dimanche 20 août, à 20 heures, juste après le traditionnel triomphe des sonneurs. Durant cinq jours, les administrateurs de l'association des Amis du Musée de la pêche ont fait largement leur part. Ils ont animé avec brio, ferveur et bonne humeur, les ateliers "matelotage", "épissure" et "coloriage",  plébiscités par les milliers de visiteurs du village. A l'issue d'une semaine épuisante mais enjouée, Michel Kerscaven, responsable de l'événement promotionnel et Annick Martin, responsable de la communication du Festival ont tenu à remercier notre association pour son importante implication (10 heures de présence chaque jour). Promotion du Musée de la pêche de Concarneau a été faite. Retour en images...

 

DSC_0047

 Michel donne des cours de matelotage à la reine des Filets bleus.

 

DSC_0035

 Rosa, "madame café" et Jacques. Chaque jour, les bénévoles du Village de la mer venaient chercher leur café "chez Rosa".

 

20916053_10213096265948928_158141206_n

La secrétaire Sophie donne de sa personne en faisant de la pub pour Pavillon France. 

 

DSC_0081

 Coucou, c'est qui? Bon, c'est vrai! Nous nous sommes bien amusés durant cinq jours.

 

DSC_0038

Les deux Jacques, très sérieux...

 

DSC_0041

 Qui sera la reine des Filets bleus l'année prochaine? Annie ou Rosa?

 

DSC_0079

Le mot (visage) de la fin revient à Michel. Durant cinq jours, il fut l'un des principaux animateurs du stand des Amis.

 

 

Posté par AAMP à 21:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 août 2017

Les Amis du Musée au Festival des Filets bleus

20952243_10213096265908927_505829448_o

Explications de texte...

 

Jusqu'à ce soir (dimanche 20 août 2017), 20 heures, l'association des Amis du Musée de la pêche tient un stand d'information au Village de la mer du Festival des Filets bleus, à Concarneau. Au programme: atelier "matelotage" et "épissure", coloriage pour les enfants, diffusion de documentaires sur la pêche. Et tout cela dans la bonne humeur et une excellente ambiance entre les différents partenaires et acteurs de l'événement. Passez nous voir sous le chapiteau! A bientôt.

 

 

 

28 juin 2017

Les 60 ans de l'Hémérica: Un anniversaire réussi

DSC_0838

 Le chalutier l'Hémérica, point d'orgue de la visite du Musée de la pêche.

 

Les 60 ans de l'Hémérica ont été célébrés en grandes pompes, durant six jours, du 20 au 25 juin 2017. Plusieurs adhérents de l'Association d'Amis (AAMP) ont tenu une permanence au Musée de la pêche à cette occasion. En particulier, Michel Quentel et son épouse Rosa. Ancien marin pêcheur, originaire de Concarneau, Michel a animé des ateliers de matelotage et des visites guidées du chalutier classique à pêche latérale. Des rendez-vous qui ont beaucoup intéressé les visiteurs, curieux de la vie quotidienne à bord d'un bateau de pêche et friands d'anecdotes. 

 

19403488_10212530125755777_216586964_o

Michel Quentel fait découvrir aux visiteurs la cale aux poissons.

 

19403623_10212530123195713_332130556_o

Initiation à la lecture d'une carte marine.

 

19427605_10212530124275740_54606375_n 

Atelier matelotage.

 

Une vingtaine de membres et administrateurs des AAMP ont participé, le vendredi 23 juin 2017, à la fête d'anniversaire de l'Hémérica, en présence du président de la communauté d'agglomération (CCA), André Fidelin; de la conservatrice en chef Estelle Guille des Buttes et de la conseillère "Musées" de la DRAC, Evelyne Schmitt. Dans son discours, la présidente des AAMP a rappelé que l'association avait financé intégralement un dispositif de visite virtuelle 3D du chalutier (coût: 4.800 euros) conçu par l'EESAB de Rennes, destiné notamment aux personnes à mobilité réduite. Disponible le soir de l'inauguration et le dernier jour de la célébration des 60 ans, les visiteurs du musée ne pourront le découvrir, à nouveau, qu'à la fin de l'été pour des raisons techniques.

 

19441463_10212534892354939_1900076653_n

 La présidente de l'association d'Amis lisant son discours, le soir de la célébration des 60 ans.

 

19457507_10212534891794925_1927026267_o

L'Hémérica en chocolat et en gâteaux. Une oeuvre signée Georges Larnicol. Miam!...

 

 

19 mai 2017

Plongée exceptionnelle au coeur du Musée océanographique de l'Odet

IMG_5022

 Les Amis du Musée de la pêche découvrent les premières salles du Musée océanographique de l'Odet dédiées aux crabes et coquillages.

 

A l'invitation d'Anne Bolloré-Laborde et de son cousin Vincent Bolloré, une trentaine d'adhérents des Amis du Musée de la Pêche (AAMP) ont découvert, le samedi 6 mai 2017, le Musée de l'Odet (merveilleux cabinet de curiosités) fondé, en 1962, par Gwen-Aël Bolloré passionné par l'exploration. Une visite exceptionnelle, commentée par Nadia Ameziane, directrice de la Station de biologie marine de Concarneau et Lionel Feuillassier, responsable du Marinarium, invités par l'association en "guest stars". 

 

(Pour contacter les AAMP: amismuseedelapeche@gmail.com)

 

_DSC4361

 Nadia Ameziane, Aïcha Badou et Lionel Feuillassier, de la Station de biologie marine de Concarneau et Annie Péron, ancienne responsable du Marinarium.

 

 

_DSC4312

 Le vice-président des AAMP, Jacques Maigret (à gauche), ancien conservateur du Musée des Arts et Métiers de Paris.

 

_DSC4325

 Le Musée océanographique de l'Odet est un formidable cabinet de curiosités.

 

 

_DSC4332

Lionel Feuillassier, comparerait-il son nez avec le rostre des espadons?...

 

DSC_2542

Nadia Ameziane est une spécialiste des échynodermes (oursins, concombres de mer, crinoïdes...).

 

 

DSC_2546

 Des étoiles de mer en grand nombre dans les vitrines de l'Odet.

 

 

_DSC4339

Impressionnant!...

 

 

_DSC4296

 La photo de famille des Amis du Musée de la pêche.

 

 

 

Portrait et parcours du docteur Jean-René Bolloré

 

_DSC4311

Les Amis du Musée de la pêche au coeur du Musée océanographique de l'Odet, en mai 2017

 

La journée passée, le samedi 6 mai 2017, par les Amis du Musée de la pêche (Concarneau) à Odet, à l’invitation de Vincent Bolloré, président de Bolloré Technologies, nous incite à tracer le portrait d’une personnalité liée à la fois à Concarneau, à la mer et aux papeteries Bolloré installées sur la commune d'Ergué-Gabéric (29): le Docteur Jean-René Bolloré (1818-1881)

 

Le père de Jean-René Bolloré était patron de pêche à Douarnenez, mais, bien que tous deux soient nés à Quimper, ils comptaient derrière eux au moins cinq générations de Concarnois. Jean-René Bolloré naît en 1818  Au décès de sa mère, son père se remarie, et le jeune garçon aura trois sœurs. En 1837, il est reçu bachelier ès lettres au mois d’août. Le moment de choisir une carrière est arrivé. Le jeune homme est attiré par la médecine, mais les moyens de son père, maître de barque, ne lui permettent pas de suivre ces études alors centralisées à Paris. En septembre, il entre donc à l’école de Médecine navale de Brest pour devenir chirurgien, des études plus courtes. C’est à Brest qu’il apprend le 29 décembre le décès de sa belle-mère. Il se précipite à Douarnenez, mais il n’arrive que pour recevoir le dernier souffle de son père. Celui-ci n’avait que quarante-cinq ans mais il était usé par le travail et par son double veuvage.

 

A bord de la frégate Amazone

 

Jean-René est maintenant soutien de famille. Heureusement, un oncle maternel, Monsieur Belbeoc’h, l’encourage à poursuivre ses études et il repart pour Brest. La nécessité redouble son assiduité : en juillet 1838 il est, parmi les huit candidats, l’un des deux qui obtiennent une place d’élève interne en 1° année, et en octobre il remporte devant dix-sept  élèves de 2° ou 3° années la seule place de chirurgien mise au concours. C’est donc un chirurgien de 3° classe de moins de vingt et un ans qui embarque en 1839 sur la frégate Amazone. Pendant trois ans, celle-ci croise en Méditerranée. Le jeune homme exerce sous le contrôle d’un chirurgien-major de 1° classe et d’un chirurgien auxiliaire de 2° classe. Il pose son sac à l’hôpital maritime de Toulon en janvier 1842. Le cursus des chirurgiens suppose qu’ils s’exercent aux préparations anatomiques, mais, quelques semaines après son arrivée, il apprend qu’un concours de chirurgien de 2° classe est ouvert à Brest. Il obtient de s’y rendre à ses frais, et après avoir travaillé jour et nuit, il est reçu chirurgien de 2° classe en mai.

 

Médecin chez les ouvriers du port de Rochefort

 

Dans ce grade il est d’abord chargé des fonctions administratives à l’hôpital de Rochefort, une affectation que l’on appelle la prévôté. Jean-René trouve que l’hôpital de Rochefort, si célèbre au XVIII° siècle n’est plus au niveau de sa réputation  « L’extérieur de l’hôpital (…) est magnifique ; mais l’intérieur laisse beaucoup à désirer (…) Le service y est mal fait. (…) Les personnes de l’extérieur ont une entrée beaucoup trop facile à l’hôpital ; et quand même cet abus n’existerait pas, elles peuvent communiquer avec les malades, à travers un simple grillage en fer, ce qui occasionne souvent des excès en vivres et en boissons. » En novembre, on lui confie un service de quartiers «  Ce service consiste à faire de la médecine civile chez les ouvriers du port ; on consacre ses soins à tous les membres de leurs familles. (…) C’est assez instructif pour le jeune chirurgien, en ce sens qu’il a souvent à traiter les maladies des femmes et des enfants. »

 

Une campagne de 40 mois vers la Chine

 

A Rochefort, il peut rêver de voyages au jardin public, où l’on acclimate les plantes exotiques qui seront envoyées au Jardin des Plantes de Paris ; il  rêve aussi d’amour, puisqu’il a laissé à Quimper une fiancée, sa cousine Elisa. Enfin chirurgien-major, il embarque en janvier 1843 pour une campagne de quarante mois à destination de la Chine. L’Alcmène est une corvette de 32 canons, à l’équipage de 240 hommes. Comme il l’avait fait sur l’Amazone, il tient son Journal de Bord, ce à quoi tousles jeunes chirurgiens sont incités par leurs enseignants[1]. Les annotations sur la navigation et les lieux pittoresques visités y alternent avec les observations médicales. L’adage selon lequel la maladie est plus à craindre sur un navire de guerre que le combat y est bien confirmé : typhoïde, pneumonies, dysenterie, méningite, tétanos, scorbut, maladies vénériennes …  En moyenne, un dixième de l’équipage est immobilisé chaque mois. Cinq hommes d’équipage se sont noyés.

 

A la tête des Papeteries de l'Odet

 

Au retour de cette navigation Jean-René épouse sa cousine Elisa , et il  repasse (à trente ans !)un baccalauréat, en sciences physiques cette fois-ci, afin de bénéficier de la disposition qui autorise les chirurgiens de marine à présenter une thèse de médecine en faculté : celle-ci porte sur les nécessaires mesures d’hygiène lors des accouchements, souvenir probablement de son service auprès des familles d’ouvriers de l’arsenal. Il est donc reçu docteur en médecine en 1850. Ce n’est que vers 1860 qu’il prend la tête des Papeteries d’Odet : celles-ci avaient été créées en 1822 (Jean-René Bolloré avait alors quatre ans !) par Nicolas Le Marié, avec l’appui de son beau-frère Guillaume Bolloré, le père d’Elisa. Au décès des deux fondateurs, le Docteur Bolloré reprit la charge de l’entreprise à la tête de laquelle il resta jusqu’à son décès en 1881. En plus de son activité industrielle il continua à soigner les plus pauvres aux souffrances desquels il avait été sensibilisé à Rochefort. Aussi laissa-t’il le souvenir d’un homme de bien.

 

Texte écrit par Anne Bolloré-Laborde

 

 [1] Le Journal de bord de Jean-René Bolloré est dans la bibliothèque d’un de ses descendants, lui-même médecin. Son contenu, accompagné de notes de Gwenn-Aël Bolloré, a été édité par celui-ci en 1979. Notre adhérente, Anne Bolloré Laborde, l’a fait réimprimer. L’AAMP en tient un petit nombre à la disposition de ses membres.

Posté par AAMP à 10:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 mars 2017

Le succès de la conférence sur le phare maudit de Tévennec

DSC_2033

Près de 90 personnes ont assisté à la conférence de Marc Pointud, à la Station de biologie marine de Concarneau.

 

Ce fut un véritable succès... Programmée par les Amis du Musée de la pêche, la conférence sur le phare maudit de Tévennec animée, le jeudi 9 mars, par Marc Pointud a attiré près de 90 personnes. Le président de la Société nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises (SNPPB) a évoqué avec brio son séjour de 69 jours en solitaire sur l'îlot mythique du Raz de Sein (29). "Depuis 2011, par convention avec les Phares et Balises, nous avons pu engager un programme de restauration de la maison-feu de Tévennec construite en 1875", a indiqué le conférencier. "Nous n'avons toutefois obtenu aucun soutien financier du côté des institutions. Il a donc fallu se tourner vers le mécénat". L'enthousiasme de Marc Pointud lui a permis de convaincre trois commerces de la grande distribution, deux artisans couvreurs et deux tailleurs de pierre qui interviendront sur l'îlot, lorsque le problème du transport des matériaux sera réglé.   

 

DSC_2035

 Marc Pointud entouré des administrateurs des AAMP.

 

Classé en 4ème catégorie, le phare du Raz de Sein fut au départ gardienné par un seul professionnel qui, rapidement, n'en pouvait plus de solitude... et de peur, Tévennec étant réputé maudit. Au tout début du XXème siècle, alors que les Phares et Balises ne trouvaient plus de condidat pour tenir la maison-feu, des couples furent appelés à la rescousse. Le plus connu fut sans doute le couple Quéméré qui conçut trois enfants sur l'îlot, entre 1.900 et 1.905. Les époux terminèrent leur carrière sur l'île aux Moutons, dans l'Archipel des Glénan (29). Pas le moins du monde perturbé par la réputation tragique et mortifère de Tévennec, Marc Pointud a au contraire apprécié la vie dans un environnement grandiose. "Les lieux sont chargés en sensations. Probablement, parce que le site situé au bout d'une faille qui traverse le sud de la Bretagne, a un fort pouvoir tellurique. On se sent observé par la mer. C'est vrai que, seul, on peut être assailli par ses propres pensées".

 

Marc Pointud termine l'écriture d'un ouvrage de 160 pages, constitué de nombreuses photos, intitulé "Tévennec Rock", édité par Coop Breizh. La parution est prévue au dernier trimestre 2017. Prix de la souscription: 24 euros. Pour souscrire: www.pharesetbalises.org